• LE PHARE

    Du fait de sa position géographique, la côte audervillaise a connu tout au long des temps un nombre important de naufrages. Des vents du large, les nombreux écueils en mer, les courants très fortssont de grand risque pour la navigation. (  derrière le phare, passent les courants les plus forts d'europe. C'est le terrible Raz Blanchard qui atteint une vitesse de 15 noeuds. Il change de sens en fonction des heures des marées c'est la "renverse" et tout navigateur doit en tenir compte avant de s'y mesurer).

    En 1823, en une seule année, 27 navires ont sombré dans les parages. Au nombre de ces naufrages, il faut relater celui du pâquebot "Paris" qui , de retour d'Amérique transportait de nombreux passagers dont monseigneur de Cheverus. Le prélat, qui fut le premier évêque catholique d'une paroisse de Boston aux Etats-Unis, rentrait en France, le premier contacte fut plutôt rude et pénible sur les rochers du cap de la hague.Transporté à dos d'hommes à travers champjusqu'au presbytère d'Auderville, trempé et épuisé, il trouva abri et réconfort. Ceci se passait dans la nuit du 31 octobre 1823. Le lendemain, 1 er novembre, il présidait à la cérémonie de la toussaint, en l'église de la paroisse.

    Ces pertes de navires et de vies humaines sur nos côtes devaient finir par alerter l'opinion publique et les autorités maritimes. C'est ainsi que peu de temps après le naufrage du "Paris", la construction d'un phare fut mise à l'étude.

    Il fut décidé que cet ouvrage serait construit sur un rocher situé à 800 m. du littoral connut sous le nom du gros Raz. Le chantier débuta en 1834 (par l'architecte Delarue qui a fait également le phare de Gatteville dans le val de saire).Son socle, bâti sur le rocher est formées de pierres carrées reliées par des chevilles de bronze pour lui donner plus de solidité, il nécessita une main d'oeuvre importante pendant 3 ans. Le granite, en provenance de Diélette, était travaillé à Goury acheminé sur le site et hissé sur la construction à l'aide d'une sysyème de palans actionnés par une grande roue dans laquelle avançait une jument.

    En 1837, la construction de cette tour de granite est terminée. A 48 m. de hauteur, elle sert de support à une lanterne munie de puissantes lentilles. Cettes lanterne a un mouvement de rotation continu au rytme d'un éclat blanc toutes les 5 secondes et sa portée est de 18 miles.

    Depuis le début du siècle, un signal sonore a été ajouté au signal lumineux; en cas de brouillard, une sirène diffuse un écho dont les ondes se répercutent à la surface de la mer. Précieux indicateur de position pour les navigateurs.

    en 1940, le phare fut occupé par les allemands. Il resta éteint jusqu'au 1er juillet 1944 date de sa libération.

    demain je reviendrai vous parler du sémaphore, du port et de la station de sauvetage.

    C'est la croix vendéliaire cette croix fut érigée en novembre 1912 à la mémoire des marins du sous-marin "Vendémiaire" qui fut heurté en remontant a la surface par le cuirassé "Saint-Louis" en manoeuvre le 8 juin 1912 et coula avec ses hommes à 56 mètre de fond. une plaque de bronze a été apposée avec les noms des disparus.

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